IMPACT DE LA DETTE SUR LES COMMUNAUTES AU MALI

Presente par:  Madame Barry Aminata Toure (MALI)
Organisation:  Jubilee 2000/Coalition des Alternatives
Africaines Dette et Developpement (J2000/CAD Mali)

Le mali à l'instar des autres pays de ;'Afrique sub-saharienne vit une situation d 'extême pauvreté engendrée par les politiques néo-liberales de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire Internationale.

Le témoignage accablant que je vous livre aujourd'hui porte sur l'impact de la dette sur la population malienne et fait ressortir clairement les responsabilités de ces institutions citées dessus.

C'est ainsi qu'au niveau de l'éducation nous avons:

"Une école malade de la dette"

L'école malienne est asphysiée par le service de la dette.  Pendant plus de 10 ans, elle n'a pas connu plus de 5 mois de cours effectifs.  Cela simplement, par ce que l'État ne peut pas repondre aus revendications legitimes des elevees et des enseignants, qui ne reclament que de meilleures conditions d'étude et de travail.  Et pourtant l'Etat en 2000 à rembourser au titre du service de la dette un montant de 77 millards de FCFA à ses creanciers.

Les enfants maliens étudient dans des conditions drastiques caractérisées par manque d'infrastructures, et d'enseignants {en tout 17 000 enseignants pour 10 millions d'habitants en 1999, alors que la Belgique avec le même nombre de population disposait de 250 000 enseignants}, souvent 140 élèves sont entassés dans la même salle de classe comme des poussins.  Aucune école fondamentale au Mali n'a sa bibliothèque.

Le FMI et la Banque Mondiale n'ont pas épargne l' école de programmes d 'ajustement structurel.  Ils y ont introduit plusieurs catégories d 'enseignants au Mali: les vacataires, les volontaires, les enseignants - parents, les contractuels et autres ….

Les enseignants professionels furent encouragés à aller à la retraite volontaire anticipée et de nouvelles politiques impopulaires furent introduites : double-division, double-vacation, la méthodologie convergente etc….

Pour renforcer la capacité de remboursement obligatoire de la dette parnotre gouvernement, les créanciers voraces {la banque Mondiale, le FMI et leurs complices} ont contraint ;'Etat malien à se désengager de l'école', qu'ils qualifient de secteur budgetivore non productif, déniant ainsi le droit à l'éducation universellemnt reconnu. 

Ce désengagement de l'Etat fair supporter les charges entières de constructions de classes, de leur équipement, de paiement des salaires des enseignants par le biais de politique impopulaire irresonsable comme : les écoles communautaires, les écoles de base et autres.

Un systeme sanitaire en degration continu:

Comme l'école, les politiques néo-libérales du FMI et de la banque mondiale ont contraint l'Etat à se débarrasser de la santé publique en la mettant entierement à la charge de la population.  Ce désengagement de l'Etat a aussi occassionné l'émergence dans tout le pays des pharmacies privées, des centres de santé communautaire, des cliniques et cabinets privés inaccessibles à plus de 70% de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté {moins de 600 FCFA par jour soit 1S environ}.  Nos hopitaux sont devenus des mouroirs, car manquent de minimum d'équipement médical, de personnel bien formé, recevant des salaires dérisoires.  Depuis la dévaluation du FCFA en 1994, imposée par les créanciers, le cout des médicaments est devenu exorbitant obligeant la majorité des malades a faire recours aux << pharmacie par terre >>; ceci entraine une précarite des conditions de santé au Mali.  Comme illustration les taus de mortalité infantile, infanto-juvenile et maternell sont respectivement de 117/1000, 127/1000 et 577/100 000.  Pendant la vingtaine d'année de politique d'ajustement structurel, nous assistons dans notre pays à une recrudescence des maladies endémiques [tuberculose, la poliomélyte, la méningite etc].  La pandémie de VIH SIDA est une autre menance de santé publique et de développement pour notre pays.

Un paysannerie appauvrie par les cultures d "exportation et par la déterioration des termes de l"echange:

Notre politique agricole est controlée par le FMI, la Banque mondiale et l'ÓMC.  Nos marchés sont envahis par les riz subventionnés importés de la Malaisie, don't le prix est moins cher que la production locale du paysan de la zone Office du Niger.

Le Mali était 2e producteur de coton en 1999, mais plus de 80% de paysans producteurs de coton vivent dans des situations de pauvreté extreme, car le coton ne profite qu 'au marché mondial et aux chambres de négoce.  Le coton est la principale source de remboursement de la dette.

Les paysans fustrés par le systeme de bradage de leur production ont refuse de cultiver le coton pendant la campagne agricole 2000-2001.

La culture du coton au détriment des cultures vivrieres, a appauvri toutes les terres de cultures a cause de l'usage abusif des engrais chimiques.  L'utilisation des pesticides est aussi un danger de santé publique car intoxiciquent les sources d'eau potable.

Pres de 49% des enfants de la zone cotonnière de Sikasso vivent dans la malnutrition.

Des Femmes plus nombreuses, mais plus marginalisées

Les effets de ces politiques néo-libérales de la Banque Monidale et du Fonds Monétaire Internationale sont beaucoup plus sentis par nous les femmes et se traduitsent par la montée de la violence conjugale, les nouvelles responsabilités familiales, les humilations liées aux sytèmes des caisses mutualistes, la prostitution, le divorce, ….

Ce sombre tableau ainsi présent é, montre clairement la qualit é illegitime, immorale, et injuste de la dette.

C'est ainsi que je demande au tribunal de la dette la condamnation pure et simple de la Banque Mondiale, du Fonds Monétaire International et autres et je demande la cessation immédiate du paiement de la dette, l'annulation de la dette extérieure, et la réparation des préjudices subies par nos populations.